Enseigne de Vaisseau HENRY

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Archive pour novembre, 2008


Séjour en Polynésie de l’Aviso-Escorteur EV_HENRY_1965-1967

28 novembre, 2008
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Un grand merci à Gérard VITTENET pour la réalisation de cette carte.

http://video.google.com/videoplay?docid=4272360240957259539

Le général De GAULLE à Tahiti en 1966

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Souvenirs de TAHITI

26 novembre, 2008
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Quelques cartes postales et photos retrouvées dans mes archives :

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Escale à PAPEETE (Tahiti)

22 novembre, 2008
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Départ de MANGAREVA le Mercredi 08 Décembre 1965 à 09h00 et Arrivée à PAPEETE le Samedi 11 Décembre 1965 à 09h00.

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Histoire 

Il y a 5 000  ans (3 000 av. J.-C.), des habitants du littoral de la Chine du Sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s’installer à Taiwan. Vers 2 000 avant J.-C., des migrations ont lieu de Taiwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Célèbes et Timor et de là, les autres îles de l’archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l’histoire de l’humanité.
Aperçue par Quirós en 1606, l’île fut réellement visitée par Samuel Wallis qui y accosta le 19 juin 1767, et la baptisa « Île du Roi George ».
Bougainville, qui y aborda quelques mois plus tard, lui donna tout d’abord le nom de « Nouvelle-Cythère »

Géographie 

Longue de 45 km à ses points les plus éloignés, elle couvre environ 1 045 km² dont seulement 150 sont habités et exploités. Son plus haut sommet, le mont Orohena, culmine à 2 241 m . Elle se situe grossièrement par 17 degrés sud et 150 degrés ouest. Sa capitale, Papeete, est située sur la côte nord-ouest. L’île se compose de deux parties centrées sur des volcans éteints et reliées par un court bras de terre, l’isthme de Taravao. La plus grande de ces parties est nommée Tahiti Nui (Grand Tahiti) et l’autre Tahiti Iti (Petit Tahiti). Seule la bande côtière est habitée sur une profondeur qui excède rarement deux kilomètres. Tahiti est l’île la plus peuplée de la Polynésie française, avec 70 % de la population totale. La population de Polynésie française était de 260 338 habitants en 2007. Les langues officielles sont le tahitien et le français.
Vue de l’île de Moorea depuis la commune de Punaauia. À 15 km à l’ouest de Tahiti se situe l’île-sœur Moorea, que l’on aperçoit parfaitement depuis la plupart des communes de l’ouest de Tahiti Nui. De nombreux travailleurs habitent à Moorea et vont travailler à Tahiti en prenant le ferry tous les matins. 

Environnement 

Tahiti et les autres îles de la Société connaissent de graves problèmes de diminution de la biodiversité liée à l’urbanisation, aux pollutions, au manque d’épuration de l’eau, à la surexploitation des ressources halieutiques, mais aussi à l’introduction d’espèces invasives Exemple : Petite fourmi de feu (PFF) importée de Nouvelle-Calédonie qui a commencé à coloniser l’île, sans doute vers 1990 -1995, pour n’être officiellement signalée qu’en juillet 2004 (fait rendu public en octobre 2004. Le Service du développement rural (SDR) de Polynésie française a lors de la saison sèche 2005 bloqué l’explosion pour un an, mais les colonies connues ont repris leur expansion. La Direction de l’Environnement de Polynésie française, aidée par des sociétés privées et Fenua Animalia freinent l’expansion depuis décembre 2006 (5 colonies ont été traitées sur le domaine public, avec des tests d’évaluation de différentes pratiques car malgré l’aide de l’armée, les traitements ne sont pas efficaces à 100%. En juin 2007, au moins 27 colonies sont identifiées sur 6 communes au 27 03 07, à Papeete, Faa’a, Punaauia, Papenoo et Mahina. Deux colonies ont été cartographiées au Pic Vert (Papeete) et Souky (Faa’a)en 2007, mais d’autres existent qu’il faut repérer avec la population). Tahiti est entourée par une barrière de corail. 

Économie 

Porte d’entrée de la Polynésie française, Tahiti est l’île la plus visitée par les touristes. En 2004, 193 753 touristes ont visité l’île soit 91,4 % du total des touristes en Polynésie française.
Tahiti est aussi le centre administratif de la Polynésie française

Malgré l’isolement, Tahiti abrite : 

  • des sociétés internationales américaines et françaises d’agroalimentaire, de restauration telles que Carrefour (communes de Arue et Punaauia), Champion (répartie dans les îles Sous le vent), Leader Price (Arue et Punaauia), Hyper U (commune de Pirae) et Mc Donald’s (3 : dans les communes de Arue, Papeete, et Punaauia) ; 

  • des entreprises automobiles comme Tahiti Automobiles, SODIVA, distributeurs et représentants des marques Peugeot, Chevrolet, Toyota, BMW, Audi, Mercedes et Renault avec leurs show-room sur TAHITI; 

  • des sociétés d’assurances-vie comme AGF, ANSET Assurance, AXA et GAN assurance.  

Transport 

Tahiti est desservie par l’aéroport international Tahiti Faa’a, le plus gros aéroport de Polynésie française. Il s’agit en effet du port d’entrée principal pour les touristes mais également les habitants des autres iles de Polynésie française. Le principal moyen de transport en commun à Papeete et ses environs est une sorte de bus appelé truck, qui est un camion aménagé pour recevoir des passagers comme un autobus. Quelques cars climatisés mieux aménagés permettent de se rendre dans les communes les plus éloignées. À moyen terme, les trucks risquent de disparaitre remplacés par des cars climatisés. Le second moyen de transport en commun courant, pour rejoindre Papeete, est le bateau. Les habitants de l’île sœur Moorea prennent régulièrement le ferry ou le catamaran (navette rapide) pour effectuer la traversée. Les sociétés Aremiti et Moorea Express proposent toutes les deux des services concurrents de transports de personnes et marchandises entre Tahiti et Moorea. 

Climat 

Le climat tropical est chaud et humide toute l’année. L’énorme masse de l’océan qui entoure cette région s’oppose à toute modification drastique de température et d’humidité. Il n’y a donc pas de saisons à Tahiti. C’est donc par abus de langage qu’on parle de deux saisons : la saison sèche et la saison humide ou dite « des pluies » (période cyclonique). En réalité, la pluviométrie est répartie sur toute l’année, bien qu’en quantité il tombe davantage d’eau en moyenne pendant l’été austral. Un facteur légèrement plus caractéristique est l’alternance d’une « saison » chaude et d’une saison « fraîche » (surtout quand souffle l’alizé de Sud-Ouest : Mara’amu). Toutefois la différence de température moyenne entre le mois le plus chaud et le mois le plus froid reste très inférieure à l’amplitude de la température au cours d’une journée. La longueur des journées reste sensiblement la même tout au long de l’année.
Pour ce qui est des marées, Tahiti se trouve sur un nœud de résonance de la marée lunaire (point amphidromique) ce qui l’annule donc totalement. Ne reste que la composante de marée due au soleil, qui est beaucoup plus faible et synchronisée avec l’astre en question.

Conséquences : 

  • le marnage est très faible ; 
  • la marée est toujours basse le matin, haute peu après midi, basse le soir et haute à nouveau au milieu de la nuit. Ce phénomène très étonnant se rencontre uniquement à Tahiti, près des îles Malouines et en plusieurs endroits au large des îles britanniques (s’il existe d’autres points amphidromiques un peu partout dans les océans, il n’y a pas forcément d’île à ces endroits…) 

Traditions 

De nombreuses traditions existent au sein de la culture maohi (les māori se trouvant plutôt en Nouvelle-Zélande). Les légendes représentent l’histoire de la culture et l’île renferme de nombreux contes dont certains très populaires comme l’oiseau d’eau (le tefaora).
Le mois de juillet est propice à la découverte de ces traditions puisque de nombreuses manifestations culturelles sont organisées dans le cadre ou en marge du Heiva de Tahiti

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C’est sous une pluie battante que l’Aviso-Escorteur  » Enseigne de Vaisseau HENRY » est arrivé samedi matin à Papeete. Appelé à doubler l’Aviso-Escorteur « PROTET » qui doit partir prochainement à NOUMEA avant de nous revenir au mois de Mai 1966, le « HENRY » effectuera des missions pour le compte du C.E.P.
C’est le dernier né de la série des avisos-escorteurs dont nous connaissons déjà les 3R (CHARNER,RIVIERE,SCHOELCHER). Les 2é (DOUDARD DE LAGREE,PROTET) et enfin le premier des 3i le « HENRY ».
L’Enseigne de Vaisseau HENRY a effectué un très beau voyage. Auparavant, sa croisière d’endurance l’avait emmené aux Antilles.
Cette fois-çi, il a poussé  avant son escale tahitienne jusqu’au PORTUGAL, TRINIDAD AND TOBAGO, PANAMA, PEROU, CHILI, ÎLE DE PÂQUES.
Son commandant est le Capitaine de Frégate Louis TAILHADES qui dès samedi soir passait sur les ondes de la télévision prouvant ainsi l’intérêt et l’estime que la Polynésie porte à sa marine.

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Distance parcourue entre MANGAREVA et PAPEETE : 954 Milles (relevé sur le compteur du bord).

Distance parcourue entre LORIENT et PAPEETE : 12513 Milles

Escale à MANGAREVA (Ile Gambier)

21 novembre, 2008
Voyage | Pas de réponses »

Départ de l’ÎLE DE PÂQUES (Chili) le Samedi 04 Décembre 1965 à 09h00 pour une arrivée à MANGAREVA le Mercredi 08 Décembre 1965 à 09h00.

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Situé à plus de 1 600 km au sud-est de Tahiti, l’archipel des Gambier se compose de 14 petites îles montagneuses dont la plus grande et la plus habitée est Mangareva. Berceau du catholicisme de la Polynésie au XVIIIe siècle, ce groupe d’îles compte plus de cent édifices en pierres élevés dès cette époque : églises, presbytères, couvents, établissements d’enseignement, ateliers de tissage, fours à pain et tours de guet.  Le village principal, Rikitea, renferme l’imposante cathédrale Saint-Michel de 1848, dont le chef-d’oeuvre à voir est l’autel décoré richement de perles et de nacres. Les lagons mangaréviens étaient autrefois exploités pour leurs nacres perlières abondantes. Cette activité se prolonge encore de nos jours puisque les plus grandes et célèbres fermes perlières y sont présentes et fournissent la principale ressource de l’archipel. Ses lagons sont réputés comme étant les plus propices à fournir des perles de qualité.

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Les îles Gambier furent peuplées à partir du XIIe siècle de notre ère. Beaucoup plus tard, le pirate anglais Edward Davis en 1687 aurait aperçu l’île de Mangareva, mais c’est finalement le 24 mai 1797 que le navigateur britannique James Wilson la découvre. Naviguant avec son équipage et quelques missionnaires de la LMS se rendant à Tahiti, il baptise l’archipel du nom de l’amiral britannique Gambier soutenant les activités de la mission. De plus, il nomma le point culminant des îles du nom de son navire le Duff.
Il faudra attendre jusqu’en
1826 pour que le premier Européen, Frederick Beechey, pose le pied sur une île. L’officier britannique y découvrit les Mangaréviens qui appartenaient à l’ethnie polynésienne, ils étaient environ 5 000, étaient végétariens et parlaient un dialecte, le mangarévien. À cette époque, le roi des Gambier, Maputeoa, résidait à Rikitea. La population était répartie sur les quatre îles principales. Quelque temps plus tard, les récits de Beechey attirèrent de nombreux navires de commerce, ce qui fit de Rikitea une importante escale de réapprovisionnement et un centre de commerce avec les indigènes pour sa nacre de bonne qualité, abondante dans les vastes lagons.
En 1834, fut fondée la première mission catholique de
Polynésie, la congrégation du Sacré-Cœur. Honoré Laval, le supérieur de la mission et le père François Caret y multiplièrent les constructions d’édifices à vocation religieuse (une imposante cathédrale (cathédrale Saint-Michel de Rikitea), neuf chapelles, tours de guet, prison,…) sur toutes les îles environnantes. La population va décliner très rapidement, puisqu’en 1887 il n’y a plus que 463 personnes. Ayant été une entité semi-indépendante depuis 1844 c’est finalement en 1881 que les Gambier sont officiellement annexées à la France. L’émigration était forte et la population du village stagnait : elle s’élevait à 580 habitants en 1956 et 560 en 1983. Depuis, elle a fortement augmenté (1 097 en 2002), le dernier recensement d’août 2007 fait état de 1 337 habitants (sources ISPF). L’ex-président Gaston Flosse est originaire de Rikitea.
Ces îles constituent les zones de peuplement les plus orientales de la
Polynésie française, situées à 1 700 km de Tahiti. En fait, c’est l’atoll Temoe, rattaché administrativement aux îles Gambier, et situé à 50 km à l’est, qui est réellement l’île la plus orientale de Polynésie française. 
L’ensemble est composé de 14 îles hautes, dont 4 de très petite taille, ainsi que de plusieurs îlots coralliens ancrés sur le récif qui enserre un lagon profond dans lequel les îles hautes sont disposées. La plus grande île et la seule habitée de façon permanente, à l’exception de quelques foyers isolés, est Mangareva avec Rikitea comme chef-lieu. Les trois autres grandes îles sont Aukena, Akamaru et Taravai. Celles-ci font parties de la commune des Gambier dont l’île de Mangareva est le chef-lieu. Un aérodrome existe sur le motu Totegegie. On y parle le mangarévien et le français. À plus de 500 km à l’est des îles Gambier, se trouve l’île de Pitcairn, célèbre pour avoir abrité les mutinés du Bounty à la fin du XVIIIe siècle.Les îles Gambier jouissent d’un climat maritime typique, de nature tropicale mais relativement frais. Les pluies sont relativement constantes dans l’année. Les températures sont similaire aux îles Australes, il y a la saison chaude de novembre à avril et la saison fraîche de mai à octobre. La température minimale que les Gambier ont connut fut de 13,2°C le 27 août 1992 et maximale de 31,2°C le 23 janvier 1989, celles-ci furent enregistrées à la station météorologique de Rikitea.
Pour ce qui est de la végétation aux îles Gambier, on retrouve des
cocotiers, palmiers, pandanus, pins, aito, miro, tiare, arbre à pain, orangers, bananiers, caféiers, pamplemoussiers et litchis. Les gens pratiquent de nos jours la perliculture dans les nombreuses fermes perlières occupant les lagons des Gambier, dont les eaux relativement fraîches autorisent la production de perles de qualité. On compte 129 exploitations dont 14 sociétés. Au cours des dernières années, bien que très éloigné des foyers majeurs de peuplement de la Polynésie française, l’archipel a vu sa population augmenter grâce à l’activité perlière et à l’exploitation de la nacreAu niveau du tourisme cet archipel est l’un des moins visité de la Polynésie française. L’éloignement de Tahiti et le prix du billet d’avion pour s’y rendre en est en grande partie responsable, pourtant les Gambier possèdent un potentiel dû à son climat, son environnement et son passé historique unique. Quelques voiliers font escale dans la baie de Rikitea et les touristes désirant se rendre à Pitcairn passent par Mangareva qui leur sert de base de départ. 

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Distance parcourue entre l’ÎLE DE PÂQUES et MANGAREVA : 1507 Milles (relevé sur le compteur du bord).

 

Escale à L’ILE DE PAQUES (Chili)

20 novembre, 2008
Voyage | Pas de réponses »

Départ de VALPARAISO le Samedi 27 Novembre 1965 à 09h00 pour une arrivée à L’ILE DE PAQUES le Vendredi 03 Décembre 1965 à 09h00.


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Histoire

L’île fut découverte, dans un premier temps, par un flibustier du nom de Edward Davis, en 1697. Cependant, en raison du caractère peu attrayant de l’île, ce navigateur la délaissa. Il fallut attendre trente-cinq ans, avant qu’un autre navigateur, atteigne celle que l’on avait, par résignation, appelée « Terre de Davis », le jour de Paques de l’année 1722. L’Arena, navire hollandais, commandé par le capitaine Jakob Roggeveen, naviguait depuis trop longtemps, et commençait à manquer de vivres. Quand le navire croisa la route de cette île, le capitaine était certain ne jamais l’avoir repérée auparavant.

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En prenant sa longue-vue, il chercha des traces de vie. Sait-on jamais, car les apparences montraient une terre hostile. Soudain, il aperçu quelque chose que jamais il n’avait vu auparavant, malgré toutes les îles qu’il avait visitées. Ce qu’il voyait, c’était d’énormes statues, des silouhettes colossales, comme posées sur des plates-formes qui évoquaient des soubassements de palais ou de temples. Le navire jeta l’ancre à proximité. A cette distance, on distinguait les représentations humaines, tête nue, ou parfois coiffées de chapeaux (ou chignons). Elle ne regardaient pas le large. Elles lui tournaient le dos. Leurs regards étaient, au contraire, dirigés vers l’intérieur des terres.

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c’était d’énormes statues, des silouhettes colossales...
Le lendemain, avant même qu’on ait mis une chaloupe à la mer, un indigène se hissa à bord. Il semblait à l’aise et souriant. L’orchestre du bord joua en son honneur, et l’indigène l’accompagna en dansant. On lui fit des cadeaux, et il repartit, comme il était venu, à la nage. Le lendemain, d’autres indigènes vinrent. Hommes, femmes, s’amusant de tout. Au bout de quelques temps, on constata que bon nombre d’objets avaient disparu. Les marins décidèrent de se rendre sur l’île, où ils furent accueillis par une foule mitigée. Certains montraient les signes de bienvenue, d’autres commençèrent à ramamasser des pierres. Peut-être que l’un des marins prit peur. On ouvrit le feu. Des corps tombèrent. Tel fut le premier contact de la population indigène avec la civilisation. Le capitaine Hollandais écrivit « Ces figures de pierre nous remplirent d’étonnement, car nous ne pouvions comprendre comment des indigènes sans solides épars et sans cordages furent capables de les dresser ».
D’autres personnages de l’Histoire posèrent le pied sur cette île. Des navigateurs espagnols croisèrent l’île en 1770. Ils en prirent d’ailleurs possession au nom de sa Majesté Carlos III, et la rebaptisèrent Isla San Carlo. James Cook arriva et en fit une première exploration en mars 1774. Ses deux navires le Resolution et l’Adventure mouillèrent dans la baie de Hanga Roa. La Pérouse débarqua en 1785, et explora l’île examinant la flore, la faune, ainsi que la population. Plus tard, l’esclavage et l’évangélisation zélée aura raison d’une grande partie de cette civilisation, et de sa culture, notamment l’écriture rongo-rongo, sur tablette de bois, dont il ne subsiste que quelques dizaines d’exemplaires de par le monde, sans oublier les maladies, dont la rubéole, que ceux qui partirent aux mines, ramenèrent à leur retour.

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Nous étions très attendus à l’Île de Pâques (où RAPA NUI) et dès la veille, le contact radio était établi entre l’île et le bâtiment. Le gouverneur de l’île,le capitaine de Corvette Arentsen nou souhaitait la bienvenue dans sa petite île perdue au milieu du Pacifique Sud. Heureusement le matin du Vendredi 03 Décembre 1965,les dieux de la mer nous furent cléments et nous pûmes ainsi mouiller dès l’aube juste en face du village Hanga Piko, dans la baie peu protégée de la houle de Hanga Roa au Nord Ouest de l’île.
Malgré l’heure matinale (6 heures) l’ancre n’était pas encore bossée que déjà se détachaient du rivage les nombreuses pirogues des pascualiens venus nous souhaiter la bienvenue et attendant impatiemment de pouvoir monter à bord avec des objets de bois sculpté.

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Mais c’est au gouverneur de l’île et au maire que revenait l’honneur de monter les premiers, accueillis à la coupée par le commandant.
Pendant ce temps, à peine le poste de manoeuvre terminé, l’équipage s’employait à sortir des soutes les 300 sacs de farine, les paquets et les colis de toutes sortes, dont de nombreux jouets de Noël. Ils furent bientôt aidés par les marins chiliens (ils sont 17 sur l’île) pour les charger sur deux chalands. Il nous a fallu cinq heures pour embarquer les 300 sacs de farine, cette fois-çi, en deux heures heures et demie, tout était à terre.


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Sur le débarcadère,farine, colis et courrier étaient emmenés vers le village sous les yeux réjouis et reconnaissants des Pascualiens qui n’avaient plus gouté de pain depuis un mois, et n’avaient pas eu de courrier de puis de longues semaines.

VISITEZ L’ÎLE DE PÂQUES A CHEVAL !

Dès 8 heures, une première bordée de l’équipage descendait sur l’île avec L.C.P.S. du bord guidé et aidé par des Pascualiens bénévoles qui connaissent parfaitement les passes pour accoster au seul débarcadère de l’île. De nombreux habitants de l’île les attendaient pour leur proposer le moyen de locomotion numéro 1 de l’île : le cheval (sur l’île de Pâques il y a plus de chevaux que d’habitants) et il n’y a en tout et pour tout que trois jeeps et une camionnette. Pour toutes les transactions une seule et unique monnaie en vigueur : le troc. Contre une promenade à cheval d’une demie-journée, on échangeait chemises, chaussures et surtout cigarettes. Le prix officiel au début de la matinée était de 4 paquets de cigarettes, prix qui fut bientôt ramené après de nombreux palabres à 3 paquets. Rapidement l’on voyait chacun enfourcher fièrement une monture et partir en direction du village…. Il y eut bien sûr, quelques malchanceux : certains bénéficièrent de chevaux ne voulant même pas franchir, un fossé de 30 cm, d’autres d’une monture ne voulant tourner qu’à droite et les plus malchanceux de chevaux « timides » ne voulant pas avancer (prière, encouragement, insulte, rien n’y faisait !). Pour beaucoup c’était leur première promenade à cheval d’où quelques inquiètudes bien compréhensibles :  » Mais comment on l’arrête votre engin ? « 

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Malgré tout, la journée se passa agréablement, chacun put se promener autour du village de Hanga Piko. Bien sûr il y eut quelques chutes retentissantes et quelques déceptions : certains revinrent au débarcadère en tirant leur chevaux, ou encore tout penauds et seuls, mais d’autres plus téméraires s’engagèrent dans des courses ou des sautes d’obstacles ! Quoi qu’il en fût, le lendemain, beaucoup avaient quelque mal à …….s’asseoir !
Pendant que l’autre moitié de l’équipage venait remplacer la première bordée, l’après-midi sur l’île, toute la journée sur la plage arrière l’on pouvait faire du troc : savons, chemises etc…. contre des statuettes de l’île et des cannes sculptées pour le grand bénéfice des deux parties.

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Pendant que se déroulaient ces exploits hippiques, le commandant et quelques officiers étaient invités à déjeuner chez le gouverneur.
Le gouverneur habite un bungalow enfoui dans la verdure,li eu paisible où la nature généralement ingrate de l’île montre un visage plus souriant. Dans cette maison entourée de bananiers, d’eucalyptus, de géraniums sont réunies les personnes de l’île : le maire et des chiliens vivant sans regret loin de la vie moderne, médecin, ingénieur, éleveur, et religieuses qui s’occupent de l’enseignement. Un de leurs principaux pôles d’interêt est la recherche ininterrompue de l’origine des statues mégalithiques et du peuple qui les a dressées.
Il nous faut malheureusement reprendre le chemin de l’embarcadère et faire nos adieux aux habitants de cette terre perdue. Nous recevons à dîner à bord les personnalités de l’île dont le Père Sébastian Englert installé ici depuis trente ans et, après un embarquement des invités rendu difficile par la houle, nous appareillerons dans la nuit, fatigués par les impressions ressenties au cours de cette incursion dans le passé obscur de
Rapa-Nui « l’île aux yeux qui regardent le ciel ».

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Distance parcourue entre VALPARAISO (Chili) et l’ÎLE DE PÂQUES : 2059 Milles (relevé sur le compteur du bord).

Escale à VALPARAISO (Chili)

19 novembre, 2008
Voyage | Pas de réponses »

Départ de CALLAO le Jeudi 18 Novembre 1965 à 09h00 pour une arrivée à VALPARAISO le Lundi 22 Novembre 1965 à 09h00.

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La République du Chili ( Républica de Chile en espagnol ) est un pays d’Amérique du Sud partageant ses frontières avec le Pérou au nord, la Bolivie au nord est et l’Argentine à l’est. La capitale de ce pays à la forme allongée porte le nom de Santiago du Chili. On y parle l’espagnol, dans sa variante spécifique au Chili, mais aussi des langues amérindiennes comme le Runa Simi, le Mapudungun ou l’Aymara, et une langue polynésienne, le vânaga rapanui (sur l’Île de Pâques), dont aucune n’a le statut officiel.
La monnaie nationale est le peso (CLP). Au 7 avril 2008, il faut 685 pesos pour 1 € contre 435 pour le dollar des États-Unis. Situé sur la côte pacifique de l’Amérique du Sud, le Chili s’étire sur ses 4 300 kilomètres de long, du Pérou au cap Horn, avec une largeur moyenne de 180 kilomètres (de 440 kilomètres au maximum à la latitude 52°21 S et 90 kilomètres au minimum à la latitude 31°37 S au Nord de Santiago). Des frontières naturelles isolent le Chili de ses voisins : il est séparé de l’Argentine par la Cordillère des Andes, de la Bolivie et du Pérou par le désert d’Atacama. La superficie totale du pays est de 756 900 km², en comprenant l’archipel de Juan Fernández et l’île de Pâques. Le Chili revendique par ailleurs 1 250 000 km² de l’Antarctique. Le pays se situe dans une zone fortement sismique et volcanique : cette activité découle de la poussée de la plaque tectonique de Nazca sous la plaque sud-américaine supportant le continent. Le pays fait partie de la ceinture de feu du Pacifique. Dans l’océan Pacifique, le Chili possède une souveraineté sur l’archipel Juan Fernandez situé à environ 700 kilomètres de Valparaiso et l’île de Pâques situé à plus de 4 500 kilomètres des côtes chiliennes. Ces îles ont une origine volcanique car elles se situent dans la zone de friction entre la plaque de Nazca et la plaque Pacifique, elle-même à l’origine de la dorsale du Pacifique oriental. 
Valparaíso est un port et une ville chilienne, capitale de la région et de la province homonymes. Elle est le premier port et la deuxième ville du Chili. La ville fait partie de la conurbation du Grand Valparaíso et est délimitée par l’océan Pacifique à l’ouest et par les communes de Casablanca au sud, Quilpué à l’est et Viña del Mar au nord. Elle accueille plusieurs instances de portée nationale : le Congrès National, la Commandanture en chef de la marine chilienne, le service des Douanes et le Conseil National de la Culture et des Arts. C’est aussi une ville intellectuelle, avec quatre universités et le siège du plus ancien journal hispanophone du monde, El Mercurio de Valparaíso, fondé le 12 septembre 1827. Les premiers habitants connus de la baie de Valparaiso étaient les Indiens Changos. Valparaiso fut fondée le 13 septembre 1544 par don Pedro de Valdivia qui par cette fondation donna un port à la ville de Santiago située 120 km au sud-est de là. De 1559 à 1615, les pirates anglais attaquèrent à plusieurs reprises Valparaiso pour s’emparer de l’or stocké dans le port. En 1594, le gouverneur du Chili fit construire un fort au pied de l’actuel « cerro Artilleria » et fit protéger le port par des militaires. En 1730, on y comptait 100 maisons et 4 églises. Avec l’indépendance du Chili et la nouvelle liberté de commerce, Valparaiso devint le port le plus important de la nouvelle nation et l’escale obligée pour les navires allant de l’Atlantique au Pacifique via le détroit de Magellan. Au cours des années 1820, l’un des principaux négociants de la ville était un jeune Français, Henry DuBern. Le port entra en déclin avec la construction du canal de Panama. Le 16 août 1906, un séisme de magnitude de 8,2 sur l’échelle ouverte de Richter causa la mort de 3000 personnes et fit 20 000 blessés à Valparaiso.
La Région de Valparaíso du Chili est la Région V. Elle est sur la même latitude que Santiago du Chili mais en bordure de l’Océan Pacifique. Elle est située entre la Région de Coquimbo au Nord, l’Argentine ainsi que la Région Métropolitana à l’Est et la Région del Libertador General Bernardo O’Higgins au Sud.  Valparaíso est le principal port du pays et Viña del Mar sa grande cité balnéaire. Administrativement, l’île de Pâques y est rattachée ainsi que l’archipel Juan Fernández qui comprend notamment l’ile de Crusoé. Valparaiso, à 120 km au nord-ouest de Santiago la capitale, est l’une des villes principales du Chili. C’est, en outre, l’un de ses plus grands ports. Mais son allure et son charme de cité coloniale du XIXème siècle qui lui valent d’être classée à l’Unesco.
Ses attraits. Cette cité coloniale construite en forme d’amphithéâtre est semée de funiculaires centenaires qui permettent à sa guise de gagner ses hauteurs ou, à l’inverse, de pénétrer dans ses bas-fonds pour visiter maisons pittoresques et autres ruelles escarpées. En se promenant dans le quartier historique de la ville, on pourra admirer la beauté des lieux comme le Cerro Alegre, l’église de la Matriz, la Promenade Yougoslave, la place Sotomoyor ou encore la Sebastiana, ancienne demeure du poète chilien Pablo Neruda. Certaines de ces maisons semblent comme accrochées à la colline et sont accessibles par des escaliers très typiques.
Au sommet de Valparaiso, le visiteur pourra admirer toute l’étendue de la baie, source d’inspiration de bon nombre d’artistes et de poètes. Bien qu’elle possède un quartier historique, Valparaiso, actuel centre du pouvoir législatif du Chili, est une ville moderne en perpétuelle expansion
. A plus de 3000 km des côtes chiliennes se trouve l’
Île de Pâques ou Rapa Nui. L’île est connue pour ses statues géantes plantées face à l’Océan. L’île est atteignable depuis Santiago du Chili en avion ou depuis Valparaíso en bateau. 

L’Escale de l’Enseigne de Vaisseau HENRY du 22 au 27 Novembre 1965 à Valparaiso a donné lieu à des contacts particulièrement cordiaux à tous les échelons avec la Marine chilienne, la colonie française et les autorités locales. La population a chaleureusement accueilli les marins français à Valparaiso comme à Santiago.


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Deux excursions à Santiago ont été organisées par le Consulat pour soixante dix membres de l’équipage. Au cours de ses excursions, les participants ont été accueillis par l’Ambassadeur et l’Alliance Française. L’orchestre du bord a prêté son concours à un bal organisé à la maison du marin à Valparaiso en l’honneur de l « EV HENRY ».

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La population a pu visiter le bâtiment au cours de deux après-midi. De nombreux officiers chiliens ont été très intéressés par une visite technique du bord. La presse et la radio de Valparaiso et de Santiago ont relaté de façon détaillée le séjour de l’Enseigne de Vaisseau HENRY » au chili.  Partout l’accueil empressé des chiliens, marins et civils, nous a démontré les sentiments d’amitié sincère que le Chili port à la France. L’ambiance générale de l’escale a été excellente et laisse l’impression que le Français au Chili ne se sent pas dépaysé.

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Distance parcourue entre CALLAO (Pérou) et VALPARAISO (Chili): 1348 Milles (relevé sur le compteur du bord)

Escale à CALLAO (Pérou)

15 novembre, 2008
Voyage | Pas de réponses »

Départ de BALBOA le Lundi  08 Novembre 1965 à 14h00 pour une arrivée à CALLAO le Vendredi 12 Novembre 1965 à 09h00.

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L’escale du 12 au 18 Novembre 1965 à Callao a donné lieu à des contacts cordiaux avec la Marine Péruvienne à tous les échelons.Des officiers-mariniers et les quartiers-maîtres et matelots ont rencontré au cours de réceptions et repas, tant dans la base navale qu’à bord, leurs homologues péruviens dans une ambiance très amicale.
La rencontre sportive s’est limitée au traditionnel match de football qui s’est déroulé dans une ambiance très excellente.
Plusieurs membres de l’équipage ont été invités dans les famille de Lima.La visite de la ville de Lima a été appréciée par tous et une quinzaine de marins ont pu se rendre à CUZCO en avion à 1100 kilomètres de Lima, ancienne capitale de la civalisation incaïque.Supportant couragement le mal d’altitude (3400 mètres).Il visitent cette charmante petite ville, témoin de l’époque espagnole, explorant les ruines des forteresse incas, mettent au pillage le marché indigène de Pisac, vont même jusqu’à monter dans un viel autobus monté sur rails  et baptisé « auto-wagon » qui les emmène cent kilomètres plus loin aux ruines de la Cité Perdue : Machupicchu. Une petite ascencion en car et voila les explorateurs à pied d’oeuvre dans un cadre grandiose.Mais la journée passe vite, il faut s’en retourner le soir à CUZCO et le lendemain à Lima.Plusieurs groupes ont eu la chance de pouvoir faire un pélerinage en ces lieux antiques pittoresques.

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Le »TRAIN DE LA LUNE »

Il y eut aussi le voyage à Ticilo : 4818 mètres d’altitude, escaladés en 175 kilomètres par le célèbre tortillard construit en 1851 et que les Péruviens nomment « Train de la Lune ».C’est une aventure que de prendre le train le plus élevé du globe où un infirmier-docteur en blouse blanche se tient prêt avec ses ballons d’oxygène à ranimer ceux qui manquent d’air.La pente est d’abord faible jusqu’au pied des Andes, puis c’est le paroi verticale. Au deuxème arrêt, la machine est changée de sens sur une plaque tournante et nous repartons en sens inverse : ce sera l’unique fois. Désormais le tortillard ira en crabe, en avant, en arrière, s’arrêtant à chaque fois au bout des rails en butant contre la montagne où au bord de l’abime, on frissonne en pensant à la moindre erreur de manoeuvre.

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Heureusement, à la fin de l’escalade, l’esprit est ralenti par le manque d’air et l’on ne pense plus qu’à l’effort épuisant qu’il va falloir faire pour se lever et descendre du train.

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L’accueil des officiels a été chaleureux dans tout les circonstances.En raison de la situation locale, l’Ambassade avait supprimé la conférence de presse et les invitations de la population civile.Il est probable que d’importantes manifestations, telle que la Foire Internationale, ont diminué les possibilités de contact avec l’élément civil.Toutefois la présence du bâtiment français a été relatée dans la presse et sa visite par de nombreux officiers péruviens a démontré l’intérêt très vif pour ce type de bâtiment
En résumé, l’amabilité péruvienne, l’ambiance très vivante de Lima, les souvenirs artistiques du Pérou ont, chacun pour leur part, fait le charme de cette escale.

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Distance parcourue entre BALBOA (Panama) et CALLAO (Pérou): 1378 Milles (relevé sur le compteur du bord).

Escale à CALLAO (Pérou) dans Voyage doc perou.doc -( Document sur la ligne de chemin fer Lima-La Oroya : Alt 3755 m )

 

Passage de la ligne (Equateur)

14 novembre, 2008
Voyage | Pas de réponses »

Le Jour « J » arrive, je vais enfin devenir un dignitaire dont Neptune devra être fier. Le passage de l’équateur est pour le Jeudi 11 novembre 1965, mais depuis le départ de LORIENT, nous sommes tous les jours et toutes les heures appelés  néophytes et que nous allons subir la sentence de Neptune et de ses dignitaires. Souvenir impérissable pour le marin, le « passage de la Ligne » est un moment plus ou moins craint par les néophytes, attendu par les « Chevaliers » et les « Dignitaires », les Chevaliers ayant déjà passé la ligne une fois, les Dignitaires x fois.. Voici quelques images des moments forts de ce rituel .
La mise en condition physique et surtout mentale des néophytes commence quelques jours, voire une semaine avant le jour J. C’est peut-être le côté le plus éprouvant de l’affaire, l’imagination des Chevaliers pouvant être fertile. Les déguisements et autres maquillages commencent à fleurir. Les repas des néophytes se prennent généralement à même le sol, fin du luxe relatif. Notez les deux libellules pendues au plafond de la cafétéria. Dès que vous touchez une libellule, elle se doit de vous chanter « je suis une petite libellule, le premier qui m’attrape, il… » Rassurez-vous, ces charmants personnages sont relevés régulièrement de leur position inconfortable. Les jours ont passé et nous nous rapprochons de l’Equateur. Malgré la fatigue et la tension accumulées, on devine chez les néophytes l’envie d’en finir avec ces préliminaires et d’affronter le grand moment. Mais il reste encore beaucoup d’épreuves à surmonter. Nous sommes le 11 Novembre,le long des côtes de l’Equateur,et le ciel ne veut pas se dégager,des nuages sombres et stratifiés semblent barrer la route du domaine équatorial de Neptune et les néophytes reprennent déja espoir en supposant dans leur naîveté que le passage de la ligne ne pourrait avoir lieu surtout un 11 Novembre.

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Le jour J. Le navire se réveille avec un cri qui semble venu du fond des âges et qui vous transperce d’effroi. Ce « Tremblez, Néophytes… » glacial et guttural ne rassure en rien les candidats au passage de la Ligne. Les néophytes ont reçu leur convocation. Après une nuit pas du tout reposante (normalement), le Grand Jour est enfin arrivé et les néos n’ont qu’une seule hâte, celle de voir cette journée se terminer et d’être sacrés Chevaliers. Enfin, s’ils arrivent à surmonter les épreuves restantes…La Ligne de l’Equateur : le bateau a ralenti, jusqu’à s’arrêter. Nous sommes au point précis de la Ligne de l’Equateur. Le plus jeune des néophytes fera passer, à l’aide d’une gaffe le navire sous la ligne imaginaire. Il le fera passer sur toute la longueur, en grimpant sur les superstructures. On lui évitera quand même la mature. Neptune… le personnage le plus important de la journée, Sa Majesté Neptune vient d’arriver à bord, accompagné de son épouse Amphitrite.
Et vers 14 heures ,la terreur se peint de nouveau sur de nombreux visages, lorsque les sauvages et les gendarmes procèdent à leurs danses macabres avant d’inviter chaque pénitent à se laver dans les eaux farineuses, coltareuses, moutardeuses, gluantes et purificatrices des mers équatoriales.

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Voici ses premières paroles : En ce …jour de l’an de grâce…, moi, Neptune qui suscite les tempêtes et bienvenue, o fiers navigateurs. Vous ayant aperçus dans la flamboyante ondée du majestueux Phoebus, « Mercure », rapide messager m’annonce l’audacieuse intrusion de votre nef aux confins de mon royaume. Et la fidèle Iris m’informe que vous êtes l’équipage de… et que vous venez de France. Soyez mes hôtes d’un jour (du Commandant au matelot, Neptune saluera toutes les catégories de personnel du navire).Mais que vois-je ?
Quel est cet infâme troupeau de bestiaux !! Sont-ce des néophytes que vous m’offrez donc là? Oh !! Vile multitude, craint mon regard divin, Craint mon juste courroux ! Infâmes pourceaux, inclinez vous devant ma majesté !Abjecte engeance qui ose souiller ces lieux sacrés et en cet état paraître
Tremblez ! Tremblez Néophytes ! 
Vous allez subir un baptême purificateur qui permettra peut-être de passer de l’état de non-être à celui de Chevalier des Mouillés, Colorés et Enfarinés. Gendarmes, veillez que pas un n’en réchappe. Juges soyez implacables, faites passer ma justice sans faiblesse. Cireurs et infirmiers mettez de la couleur et appliquez les potions. Fiers sauvages de la tribu des Oula Oula Sa Fait Bobo, noyez-les tous, je reconnaitrai peut-être les miens. Boulangers, appliquez la blanche pulvérence et humectez-la bien de l’ovoïde produit de nos sociétés aviaires. Il faut que ça colle.

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Quant à vous, heureux mortels, profitez pleinement de ce jour de liesse. Je vous souhaite agréable compagnie et plaisirs raffinés. Ma divine protection vous accompagnera jusqu’au terme du voyage. Et peut-être même qu’il fera beau le jour de l’arrivée.Bonne mer et bon vent !
Venez, chère Amphitrite, que vos chastes paupières dévoilent vos beaux yeux afin qu’ils se réjouissent de cette intronisation salée.
Et maintenant que la fête commence, car tel est notre bon plaisir
!
Et maintenant le diplome obtenu après ce baptème :

 

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 Il restait à nettoyer le navire pour faire honneur au royaume des Incas, car nous arrivions le lendemain matin à CALLAO (Pérou).

Escale à BALBOA (Panama)

14 novembre, 2008
Voyage | Pas de réponses »

Départ de Port of Spain le Jeudi 4 Novembre 1965 à 09h00 pour une arrivée le Dimanche 7 Novembre 1965 dans l’après-midi, et transit par le canal de Panama.

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Histoire du Canal de Panama

 8 mars 1893 Début du procès du scandale de Panama Le dossier de la Compagnie de Panama est porté devant la cour d’assises de la Seine. Ferdinand de Lesseps. le fondateur de la société, et ses associés sont accusés d’avoir versé des pots de vin à des députés et des sénateurs pour qu’ils votent une loi autorisant la Compagnie à émettre des obligations. Au terme des 13 jours de procès, l’ancien ministre des Travaux publics. Baïhaut. sera condamné à 5 ans de prison pour corruption. Il sera le seul homme politique à avouer les faits. Les frères Lesseps et l’entrepreneur Gustave Eiffel écoperont d’un an pour abus de confiance. Clemenceau, lui aussi sali par le scandale, ne sera pas condamné. Voir aussi : Scandale – Histoire du Canal de Panama – Histoire des Scandales politiques – Histoire de France – Histoire du Panama – Le 8 Mars – Année 1893 

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10 octobre 1913 

Ouverture du canal de Panama 

Le dernier obstacle à la liaison Atantique-Pacifique. le « GamboaDike ». saute à l’explosif. C’est le président Wilson en personne qui commandé l’explosion depuis les Etats-Unis. Commencé par Ferdinand de Lesseps mais achevé par des ingénieurs américains, le canal permet aux bateaux de marchandises d’éviter le passage périlleux du Cap Horn. Long de 80 kilomètres, il comporte trois séries d’écluses : Gatûn. Pedro Miguel et Miraflores. Administré par les américains depuis sa création, il a été rétrocédé à la République du Panama en 1999. 

7 juin 1914

Panama ouvert à la navigation 

Le cargo américain « Alliance » est le premier bateau à traverser le canal de Panama, c’est-à-dire à passer de l’océan Atlantique à l’océan Pacifique. Le canal est long de 80 kilomètres, large de 90 à 300 mètres et profond de 12 mètres. Les travaux de construction ont duré plus de trente ans. En 1905. après la banqueroute française, les Américains ont racheté les droits de construction. Ce n’est qu’en décembre 1999 que le canal sera rétrocédé à la République de Panama par les Etats-Unis.

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31 décembre 1999 

Restitution du canal de Panama 

Conformément au traité Carter-Torrijos signé en 1979 entre le Panama et les Etats-Unis, l’administration de la zone du canal est rétrocédée à l’administration panaméenne. Les derniers des 10 000 G.l déployés dans la zone quittent le pays. Construit entre 1903 et 1914 selon les voeux du président américain Théodore Roosevelt. le canal de Panama était sous le contrôle des Etats-Unis depuis sa création. Le 18 novembre 1903 le Panama concéda à perpétuité « L’usage, l’occupation et le contrôle d’une zone de terrains pour la construction, l’entretien, l’exploitation, l’assainissement et la protection du dit canal » aux Etats-Unis. Ce n’est qu’en 1979 que le protocole d’accord a été renégocié pour permettre le transfert de la zone. 


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Distance parcourue entre PORT OF SPAIN et BALBOA (Panama) : 1195 Milles (relevé sur le compteur du bord).

Escale à PORT OF SPAIN (Trinidad and Tobago)

13 novembre, 2008
Voyage | Pas de réponses »

Départ de Lisbonne (Portugal) le Vendredi 22 Octobre 1965 à 09h00 pour une longue traversée de dix jours,et une arrivée le lundi 1er Novembre 1965 à 09h00.

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Avant le contact avec les Européens, l’île de Trinité était occupée par des groupes amérindiens arawak (Nepoya et Suppoya) et caraïbes (Yao). Tobago était quant à elle habitée par les amérindiens caraïbes Kalinago.Le nom indigène de Trinité était Kairi (ou Iere), ce qui signifierait « Pays des Colibris » (pour d’autres, cela signifie tout simplement « île », pour d’autres encore, trois sommets visibles au large forment la Trinité).
Christophe Colomb découvrit l’île de Trinité le 31 juillet 1498, et lui donna son nom d’après la sainte Trinité. Tobago fut nommée Bella Forma, qui devint plus tard Tobago, déformation de tobacco (tabac en anglais).Les Espagnols colonisèrent l’île de Trinité. Tobago changea régulièrement de puissance coloniale européenne (françaises, hollandaises et « lettones » (Courlande)…). Néanmoins, la colonisation des deux îles restait relativement peu importante.Les îles devinrent finalement britanniques au terme des guerres napoléoniennes.Les îles furent rassemblées au sein de la même colonie par les Britanniques en 1889.Ces changements expliquent les origines des noms des lieux dans le pays.

À l’origine, l’île était une colonie où l’on cultivait la canne à sucre.Durant l’après-guerre, la vague de décolonisation qui toucha l’empire britannique mena à la formation de la West Indies Federation (Fédération antillaise) en 1958, union de promotion et d’aide à l’indépendance.Chaguaramas fut proposée comme capitale fédérale. Néanmoins, la dissolution de la fédération après le retrait de la Jamaïque poussa Trinité et Tobago à choisir l’indépendance en 1962.En 1976, le pays coupa les derniers liens avec la couronne britannique et devint une république au sein du Commonwealth.Le pétrole, les produits pétroliers et le gaz naturel continuent d’être la colonne vertébrale de l’économie.

L’activité touristique est également centrale pour l’île de Tobago.Trinité et Tobago reste l’un des pays les plus prospères des Caraïbes.Pour un total de 1 330 000 habitants pour l’ensemble Trinidad et Tobago, il y a 600 000 Noirs, 530 000 Indiens et 190 000 métis d’origine diverse; les Blancs ne sont que 15 000, à peine plus nombreux que les Chinois. Les 2 sports les plus populaires à Trinidad et Tobago sont l’athlétisme (et plus particulièrement le sprint) et le football.

L’escale de l’Enseigne de Vaisseau HENRY et de l’Altaïr à Port of Spain du 1er au 2 Novembre 1965, a donné lieu à de bons contacts avec les autorités trinidadiennes, la Marine locale et la colonie française. Le commandant des Forces navales a organisé trois excursions appréciées par l’équipage et des rencontres de basket-ball, de football et de rugby.
Environ six cents personnes ont visité l »EV HENRY » au cours de deux après-midi. L’ambassadeur de France et le capitaine de vaisseau commandant la Marine aux Antilles ont assisté au coktail réunissant les personnalités officielles et des vieilles familles françaises de l’ile. L’ambassadeur à présidé un déjeuner officiel offert, à bord, aux hautes personnalités trinidadiennes. L’ambiance générale de l’escale fut excellente.

 

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    Equipe de Rugby de l’EV HENRY

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    Match de rugby joué contre une équipe de Port of Spain et gagné par l’EV HENRY

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    Margaria , Berthe et Gollin

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    Lopez et Berthe

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    Distance parcourue entre LISBONNE et PORT OF SPAIN: 3379 Milles (relevé sur le compteur du bord).

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