Enseigne de Vaisseau HENRY

Bienvenue sur mon blog concernant l'Aviso-Escorteur EV HENRY

Archive pour la catégorie 'Voyage'


55 jours de Pékin

10 novembre, 2008
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Séquences du film « Les 55 jours de Pékin » relatant une partie de l’histoire du détachement de marins français, défendant un poste où flottait le drapeau français, soutenu un siège de deux mois, sauvé  trois  mille personnes .Désormais le nom de Paul HENRY est acquis à l’histoire militaire de notre pays. L’Enseigne de Vaisseau  a commandé le détachement de marins français, et est mort au moment où les alliés allaient entrer dans Pékin. On le chargea de protéger, avec trente marins du D’Entrecasteaux, le Pé-Tang, résidence du vicaire apostolique, Mgr Favier.Au Pé-Tang, outre nos trente matelots, dont cinq ne sont pas revenus, il y avait un détachement de matelots italiens de l’Elba. L’Enseigne de Vaisseau Paul HENRY né à ANGERS le 11/11/1876 fut tué glorieusement à la défense de la cathédrale du Pé-Tang le 30 Juillet 1900 vers 7 heures du matin.Son corps fut ramené en France et ses obsèques furent célébrées à Plougrescant de Lannion (Côtes-du-Nord),le 26 juin 1902.


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Histoire de l’Aviso Escorteur Enseigne de Vaisseau HENRY (1962-1994)

9 novembre, 2008
Voyage | 17 réponses »


Histoire de l'Aviso Escorteur Enseigne de Vaisseau HENRY (1962-1994) dans Voyage photo01m
L’EV Henry en cale de construction à l’arsenal de Lorient (1963).

Dernier de la série des avisos-escorteur, l’Enseigne de vaisseau Henry a été mis sur cale à l’arsenal de Lorient en septembre 1962, lancé le 14 décembre 1963. Il est entré en service le 1er janvier 1965.

Dès le début de sa carrière, il quitte Lorient pour une campagne de deux ans dans le Pacifique où il apprend les eaux bleues des lagons et les noms qui font rêver, Raiatea, Bora Bora, Rangiroa, Nuku Hiva, Huahiné… Dès ce premier séjour sa vocation tahitienne est affirmée, le Henry n’oubliera plus jamais la Polynésie avec laquelle il scellera une alliance : Uturoa sera sa deuxième ville marraine.Il sera intégré à la division des avisos du Pacifique (Divavpaci) avec les Doudard de Lagrée,Charner,Cdt Rivière et Protet.

On le retrouvera pourtant pour un bref intermède dans l’océan indien, basé à Diego-Suarez de 1970 à 1972.et on peut suivre sa trace de Tamatave à Bombay, de Djeddah à Karachi. De janvier à août 1970, il fait une mission qui commence dans les TAAF, puis se poursuit en Australie : Freemantle, Adelaide (où un sérieux accident avec le Plymouth a lieu lors de l’appareillage), Melbourne et enfin Sydney, pour les cérémonies du bicentenaire de la découverte de l’Australie par le Capitaine Cook. Après Sydney, il reprend la route de Diégo, avec escale à nouveau à Freemantle. Environ une heure après de le départ de Freemantle, les événements importants qui se déroulaient au Cambodge contraignent le bâtiment a faire route vers le Golfe de Siam où il assure une permanence sur zone de mai à août 1970 ; des patrouilles entrecoupées de deux escales à Bangkok et trois à Singapour. Le Henry sera relevé par le Kersaint qui, toutes affaires cessantes lui livre du vin, qui, il est vrai, manquait depuis 2 ou 3 semaines…!

Ce sera sa seule infidélité au Pacifique. Mais c’est à Papeete où il a été affecté pendant 20 ans qu’il a pleinement vécu ; c’est de Papeete qu’il est parti pour sillonner la vaste Polynésie ou pour de grandes « touées » dans le Pacifique : une fois au Nord vers le Japon, une fois à l’est vers les Amériques ou vers Lorient.

Le 23 avril 1982, les 21 membres d’équipages d’un chalutier sud-coréens sont sauvés par l’aviso-escorteur EV Henry, alors qu’ils dérivaient depuis une semaine sur ce qui restait de leur bateau, dévasté par un incendie suite à une explosion de moteur. Privé d’eau et de nourriture, les marins sud-coréen ont la chance de rencontrer l’EV Henry qui faisait route de Tahiti vers Hawaï. Ils sont ensuite transférés sur le Trieux qui les ramène à Tahiti.

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L’EV Henry à quai à Papeete (février 1982).

L’aviso-escorteur rentre régulièrement en métropole pour caréner (1968, 1973, 1979 et 1990) ; grâce aux soins attentif du chantier réparations de la DCAN, il retrouve à chaque fois une nouvelle jeunesse, voire une nouvelle silhouette, (essai de plate-forme hélicoptères, adjonction de MM38, suppression du mortier). L’Amérique du sud est alors un point de de passage habituel de ses aller et retour entre Lorient et Papeete. Sous les frondaisons impénétrables de la jungle équatoriale, les marins du Henry découvrent Callao et Guayaquil (3 fois), l’île de Pâques ou Valparaiso. Parfois aussi l’Amérique centrale ou les Caraïbes le retiennent de Curaçao à Mazatlan, de Key West à Acapulco qu’il visite pour la 5ème fois en mars 1991. La côte ouest d’Amérique du nord n’est pas oubliée, Vancouver, San Francisco, Esquimalt, Seattle se succèdent sous les pas des pompons du Henry

L’Australie, vaste contrée d’où s’échappent les plaintes des tribus oubliées mais où se dressent les grattes ciels de la modernité reçoit régulièrement sa visite, Fremantle, Adélaïde, Melbourne, Sydney (4 fois) ; la Nouvelle-Zélande aussi, Auckland, Wellington… Mais c’est dans les îles du Pacifique et en Asie que ce voyageur infatigable trouve à s’exprimer pleinement ; on ne compte plus ses relâches à Honolulu ou Pearl Harbour (9 fois), à Suva ou Hong Kong (4 fois), à Surabaya, à Pago Pago, Yokosuka, Guam, Djakarta, Bangkok, Singapour, Balikpapan, Port-Moresby, Manille, Cébu, Apia, Kobé, Pusan… 26 commandants, des plus illustres, l’ont conduit à travers les mers jaunes, dans plus de 37 ports du Sud-Est Asiatique où la France a eu pour quelques jours la fière allure du Henry. Pour l’EV Henry maintenant, les « terrae incognitae » sont en Afrique et en Europe dont il n’a vu que le port de Lisbonne ; lui, dont le nom a surpris à Brest (quelle est votre compagnie ?), son nouveau et dernier port d’attache, commence à combler ces lacunes en débutant l’année 1991 par une nouvelle carrière en devenant le bâtiment escorte, la conserve de la Jeanne d’Arc.

Djibouti, le 8 janvier 1992. Ouvrant la route au groupe composé des avisos Commandant Ducuing et Détroyat, du BSL Rhin, du PH Jeanne d’Arc et du BCR Var, les avisos-escorteurs Commandant Bory, Protet et EV Henry ont pu, l’espace d’une journée, se remémorer le temps où, fraîchement sortis des bassins lorientais, ils partaient de conserve à la découverte du vaste monde. Leurs noms étaient déjà tout un programme, ils y furent fidèles. Rappelant le souvenir de marins qui se sont illustrés dans l’aventure coloniale de la France en Extrême-Orient, les avisos-escorteurs ont depuis près de trente ans sillonné toutes les mers et rempli les missions les plus diverses. Bâtiments en campagne, très marins, ils ont accumulé les jours de mer, les escales, les milles parcourus ainsi que les Iper.A l’heure où peu à peu ils sont amenés à quitter le service actif, cette journée du 8 janvier 1992 prend une dimension particulière. Pour la dernière fois sans doute trois avisos-escorteurs ont navigué de conserve.

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L’EV Henry, brises-lames à Brest (1999).

Le 14 janvier 1993 devant le port de Montévidéo, le Henry retrouvait non sans une certaine émotion, ses sisterships : Commandant Bourdais, Amiral Charner et Victor Schoelcher qui l’attendaient sous les noms respectifs d’Uruguay, Montevideo et General Artiga.

Le 14 mars 1994, le Henry franchit le goulet de Brest au retour de sa quatrième et dernière croisière annuelle d’instruction. 25000 nautiques venait d’être parcourus, d’Alexandrie à Djibouti et Cochin ; de Singapour à Manille et Djakarta ; de Penang, en Malaisie, aux Mascaraignes et à Mascate, puis Athènes… 85 jours de mer, 138 jours hors de Brest. L’EV Henry sera remplacé dans ses fonctions par la frégate de surveillance Germinal.

Fin avril 94, entre les deux rives de la Penfeld, un ultime  » terminé barre et machines  » marquera les adieux du Henry à tous les océans. Placé en réserve spéciale le 31 mai 94. Il a été désarmé le 20 août 1996 et, depuis novembre 1994, sert de brise lames devant le club nautique de Brest .

En mai 2006, sa coque est remorqué jusqu’au cimetière marin de Landevenec.

Aviso Escorteur EV HENRY
Album : Aviso Escorteur EV HENRY
Photos et articles sur le lancement de l'AE EV HENRY
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Fascicule concernant la carrière de l’EV Paul HENRY

8 novembre, 2008
Voyage | Pas de réponses »

Fascicule du 06 Octobre 1907 retraçant la carrière de l’Enseigne de Vaisseau Paul HENRY publié par l’hebdomadaire  » LES CONTEMPORAINS « 

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Enseigne de Vaisseau HENRY

8 novembre, 2008
Voyage | Pas de réponses »

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PRÉFACE

Désormais le nom de Paul Henry est acquis à l’histoire militaire de notre pays. L’enseigne de vaisseau qui a commandé, au nom de la France, un détachement de marins français, défendu un poste où flottait le drapeau français, soutenu un siège de deux mois, sauvé trois mille personnes, et qui est mort au moment où les alliés allaient entrer dans Pékin, aura sa page glorieuse dans les annales de notre marine. Il aura aussi le souvenir attendri des âmes qui sauront ou qui devineront à quelles sources cet enfant avait puisé la force calme, le mépris du danger et, mieux que cela, la joie devant le danger. On revendiquera l’honneur de l’avoir connu, d’avoir été son ami, son maître, son camarade. On dira quelle enfance et quelle jeunesse avaient préparé cette fin de vie héroïque, et la pensée de la perfection de la vie, non moins que celle du martyre final, haussera dans les esprits cette jeune gloire jusqu’à la vénération. J’ose dire qu’il en est ainsi déjà. De toutes parts l’hommage est venu à la mémoire de Paul Henry d’innombrables lettres ont été adressées à sa famille, par des officiers généraux de la marine, des camarades d’école, des compagnons de la campagne de Chine, de simples matelots qui aimaient leur chef, des prêtres qui l’ont connu religieuses qu’il a défendues et sauvées; son nom a été cité, avec de rares éloges, dans les rapports officiels de notre ministre de Chine et du commandant Darcy; on l’a donné à un bateau employé au service du corps expéditionnaire entre Takou et le Peï-Ho; la promotion du Borda dont faisait partie le jeune officier, les chefs et les camarades qu’il eut à bord du D’Entrecasteaux. ont fait élever par souscription, sur la terre de Bretagne, un monument à l’enseigne Henry un évêque missionnaire, à peine sorti d’une ville où il a failli périr, pressé d’y retourner par l’appel de tous les malheureux laissés derrière lui, est venu apporter son témoignage aux parents de son défenseur et leur remettre le drapeau de la cathédrale assiégée. C’est de toutes façons et de tous côtés que la louange s’est élevée, pour affirmer que les âmes ont été émues, en face de tant de jeunesse, de bravoure, de malheur et d’honneur. Pour moi, j’ai tout de suite pensé, dès que j’ai connu la mort de Paul Henry, qu’il fallait qu’un jour le récit fût publié de cette trop courte vie. J’ai senti que, si peu que mon effort dût ajouter à une gloire déjà acquise, il y avait à le tenter, une sorte de devoir.
Il importait, en effet, que ces exemples et ces hommages ne fussent pas perdus. Et
ce fut la première raison qui me détermina, non pas à écrire la vie de l’enseigne Henry, mon rôle a été beaucoup plus simple, mais à mettre en ordre le plus souvent et à résumer quelquefois les documents qui la racontent.J’étais heureux, également, de rendre cette justice et ce dernier devoir à quelqu’un que j’ai connu et aimé, qui appartenait à une famille depuis longtemps liée avec la mienne, qui fut mon compatriote, l’ami de mon fils et le fils de mes amis.
S’il m’avait fallu, enfin, une dernière raison pour m’engager à entreprendre ce travail, je l’aurais trouvée dans l’opportunité de la leçon qui s’en dégage. Il est bon et réconfortant, à une époque où les sujets de tristesse ne manquent pas sans doute, mais où ils sont trop souvent exploités comme une excuse à ne rien faire, de regarder l’exemple de ce jeune homme, qui n’a douté ni de Dieu, ni de la France, ni de ses chefs, ni de ses soldats, ni des moyens, bien faibles humainement, qu’il avait de triompher, et qui est mort sans doute, mais qui est mort victorieux, en suivant la mission confiée à sa garde.

René BAZIN
de l’Académie Française

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Le 28 septembre 1901 , un obélisque de granit rose , sculpté par Mr HERNOT est érigé sur un monticule près de l’église de PLOUGRESCANT . En avril 1902 les restes de Paul HENRY sont exhumés à PEKIN . On embarque son cercueil à bord d’un paquebot à destination de MARSEILLE, ou il arrive le 19 juin 1902. Les funérailles ont lieu le 26 juin 1902 , Paul HENRY est inhumé au pied de l’obélisque

 

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Album : AE_EV Paul HENRY
Photos provenant de l'ouvrage de René BAZIN
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Qui était Paul HENRY

8 novembre, 2008
Voyage | Pas de réponses »

 

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Document fourni par Alain TREBOZ

Premier Blog

7 novembre, 2008
Voyage | 1 réponse »

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Voici le blog de Patrice BERTHE (ancien quartier maitre chef Fourrier)
Je vais vous parler de mon  voyage que j’ai fait quand j’étais jeune et principalement de mon séjour pendant la campagne 1965-1967 en Polynésie Française, sur l’Aviso-Escorteur « Enseigne de Vaisseau Paul HENRY »
Je vais inclure la croisière d’endurance que je n’ai pas faite et qui s’est déroulée du mois de janvier au mois de juin 1965 avec les dates , des articles et quelques photos.

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